JEAN-CLAUDE DAURIAC-

né le 6 mai 1945 à TOULOUSE -Professeur d'éducation sportive -

  • Président du Comité Régional des Joinvillais
  • Médaille d'argent de la jeunesse et des sports
  • Vice Président du comité régionel M-P des Joinvillais
  • Président départemental (31 ) de l'Union Générale Sportive de l'Enseignement Libre.
  • Délégué régional du Groupement des Internationaux Français d'Athlétisme .( membre du comité directeur ).
        • Discipline ( athlétisme au club de Fronton )
        • Spécialité : sprint
        • International Junior , Espoir ,Sénior ( 100 m,200m-4x100m)
        • Présélectionné Olympique TOKYO 1964 .
        • Champion des Pyrénées 60 m- 80 m- 100m - 200 m- 4x 100 m .
        • Champion de france 80 m- 100 m- 4x100 m - OSSU -ASSU - FFA.

 

Article paru dans la Dépêche du Midi du Mardi 3 Août 1999


ATHLÉTISME  PAROLE DE SPRINTER

Jean-Claude Dauriac battit Bambuck, l’étoile du sprint français avec le maillot de Fronton sur les épaules. Souvenirs 

 

La sortie des élèves a eu lieu voici quelques heures à peine. Au lycée Sainte-Marie-des-Champs, on range. Jean-Claude Dauriac range aussi ses documents. Il est temps de partir en vacances. Derrière un ordinateur (débranché, lui aussi et mis au repos), on n’en est plus à parler du présent pour cet ex-spécialiste du 100 m (qui aurait aussi bien pu jouer au rugby) quoique…  «temps réussis actuellement par les athlètes m’inspirent le plus grand respect. Ce sont des performances extra-terrestres. Pensez : vingt coureurs au monde sous les 10 secondes, cela fait rêver, mais me donnent aussi, énormément de craintes car si ces personnes ne sont pas propres, ceci ramènerait au plus bas, le sprint mondial. »

Par hasard 

Jean-Claude Dauriac, prof de gym, est venu à l’athlétisme par le plus pur des hasards. C’est un peu la faute à Marcel Tournet, un inspecteur estimé de la Jeunesse et des Sports. En effet, en 1959, existait un challenge auquel beaucoup ont participé  le challenge Roger-Val «de la Jeunesse ». et pour la Jeunesse, ce rendez-vous annuel était une fête… dans laquelle traînait bien évidemment un certain Jean Tissonnières à la recherche de quelques oiseaux rares. C’en était fini du rugby même si le papa avait été deuxième ligne à Gaillac, tandis que les Jean-Marie Bonal et Pierre Villepreux faisaient partie de son environnement. Les dés étaient jetés  il consacrerait sa carrière de sportif de compétition au 100 mètres, course reine des JO qu’il ne disputa jamais car, en 1964, suite à un accident et quelque vertèbre déplacée, il ne put faire mieux que quatrième en sélection. Entre-temps, il avait réussi quelques « » spectaculaires comme un 6”9/10 à Wallon sur 60 m ; meilleure performance française de tous les temps. C’était en 1960. Quant aux titres Pyrénéens, ils furent nombreux. Il s’offrit Bambuck, porta le maillot de l’équipe de France et vit encore avec des modèles. Pour tout dire, il en a trois  Jean Tissonnières, son père spirituel ; Jean Fusil qui participa au Sprint des JO de Berlin et René Lavergne en tant qu’ancien Joinvillais  «vœu le plus cher, c’est de leur ressembler un jour en prenant un peu de chacun. Alors, je pourrai bien vieillir. J’ai fait huit saisons au niveau national et international jusqu’en 1966 mais je n’ai qu’un regret. A mon époque, aucune préparation particulière. Nous courions à l’état brut sans les moyens médiatiques et techniques actuels. Qu’aurai-je valu dans les conditions modernes  »

Fronton… uniquement 

Jean-Claude, après un instant de réflexion, ajoute  «n’aurai jamais couru sous un autre maillot que celui de Fronton. Il exerçait sur moi, une sorte de racisme primaire de village  et puis, sans vouloir dénigrer les autres, ce club est le véritable creuset de l’athlétisme pyrénéen. Personnellement, l’entente même si je la conçois économiquement, même si je la respecte, ne m’a pas apporté ce que je souhaite  nous avons un peu perdu de notre identité. C’est vrai que j’aurais pu répondre aux sirènes  Stade Français, Racing-Club de France, les gros bras d’alors. De cela jamais, ma vie était à Fronton et pas ailleurs ». Fronton aura marqué l’histoire avec un géant à sa tête. Il reste de cette époque-là, de ses duels acharnés avec les Sanz, Diez et autres prétendants, quatre points forts au milieu d’une vie qui pendant quatre ans est qualifiée d’« extraordinaire ».

- La qualification en équipe de France juniors en 1963, même s’il s’y attendait un peu en égalant le record de Bambuck.

- La présélection olympique et le titre de champion de France aux dépens de ce même Bambuck.

- La performance de l’équipe de France dans un relais qui pointa à 40”1/10 avec Roger Bambuck, Gérard Fenouil et Jacky Bernard.

- Enfin, à Lyon, la finale du 60 yards dans ce qui fut, le premier championnat d’Europe en salle  Bernard Laidebeur (premier en 6”1/10) et second ex-æquo, en 6”2/10 avec l’une des vedettes de l’époque  Badinski.

Il porta souvent le maillot de l’équipe de France avec l’équipe espoirs et reste, à 54 ans, un ferme adepte de l’athlétisme  sport de base s’il faut le rappeler, n’hésitant pas à envoyer ses retrouvailles à… Fronton, on l’aurait parié 

Son rêve actuel, c’est de devenir préparateur physique d’une équipe de rugby  Quant à l’Eflu… «jour ou l’autre, je ne sais pas. Je n’ai pas mis une croix. Et puis seuls, les imbéciles ne savent pas revenir en arrière. A l’heure présente, le club marche bien sans moi  Donc qui vivra verra  ».

 



Frédéric RAME directeur du CREPS de TOULOUSE

 

 Né en 1951 à Laval, ce dernier a effectué son service national à titre sportif (Rugby) à l’E.I.S. à Fontainebleau  1976 1977, ce qui lui a valu d’être International militaire et universitaire de Rugby.

        Après avoir passé en 1977 le concours d’inspecteur, il a été nommé à la DRDJS de Haute-Normandie, aux D.D. de l’Eure et de la Seine Maritime puis comme Directeur aux D.D. de la Manche, du Calvados et, après un bref séjour comme Inspecteur Principal et Directeur Régional Adjoint en Basse Normandie, à celle du Pas de Calais.

        Nous lui souhaitons la bienvenue au sein de notre Comité Régional où ses qualités de Joinvillais et ses connaissances en sport de haut niveau seront fort appréciées.

 


Guy SORIANO


        Marié à Gisèle en 1982, ils sont les parents de Nicolas en 1986, Marion et Jérémie en 1989.

        Ancien footballeur, il a débuté au Club Toulousain de Léo Lagrange puis en Championnat de France Amateur de 1968 à 1971, à Cazères (31), Laval et Albi (81).

        Paraplégique en 1971 suite à un accident de la circulation, il découvre la Fédération Française Handisport et participe à la création du premier club handisport en Midi-Pyrénées, le Toulouse Invalides Club en 1977 dont il est Président mais aussi sportif puisqu’il en est l’entraîneur joueur et vie la montée de son équipe de basket handisport du niveau Régional au plus haut niveau, la Nationale 1A.

        Son palmarès sportif est très éloquent 

Il est champion de France de Nationale 1B en 1988, 1996 et 1999.
Il participe à plusieurs coupe d’Europe en 1990, 1991, 1992, 1993 et 1994.

Il a pratiqué également l’athlétisme en fauteuil, le parapente, le ski, le miniji et la plongée sous-marine.

Sportif exemplaire et travailleur sérieux, il a le respect de tous ses partenaires, des membres du bureau et de ses adversaires.

Devient Vice-Président du comité Départemental 31 et Vice-Président du Comité Régional en 1988.

Président du Comité Régional Handisport Midi-Pyrénées depuis 1996, Membre du Comité Directeur du CROS/MP, c’est avec motivation et conviction qu’il s’implique sans compter au développement des activités physiques et sportives pour les personnes handicapées.


Damien TOUYA le Surdoué

Né en 1975, Damien TOUYA est devenu, à 24 ans, à Séoul, le premier sabreur français couronné la même année individuellement et par équipes. Sans se départir d’une modestie aussi naturelle que désarmante. A peine sacré champion du monde (il n’est que le troisième sabreur français après Jean Levasseur et Jean-François Lamour à réaliser un tel exploit, mais a été beaucoup plus précoce que ses deux illustres aînés), c’est de ses compagnons d’entraînement que Damien Touya a envie de parler  «me demande si je suis le successeur de Lamour, dit-il. Je n’en sais rien du tout. Alors je réponds que je ne me suis jamais entraîné avec lui, mais que j’ai été fier quand, en 1988, il a été champion olympique. A cette époque, j’étais encore au collège… On me demande aussi si je suis désormais le porte-drapeau de sabre français. Moi, je préfère la notion de groupe. Certains parmi nous n’ont pas de titre, mais sont très forts quand même. »
Le sabre français s’est trouvé un nouveau champion. La modestie aussi.

Son Palmarès 

Formé à l’Amicale Tarbaise, entraîneur Maître  René GIUNA (adhérent au Comité Régional des Joinvillais)
Actuellement Professeur de Sport à l’INS
Médaille d’Or de la Jeunesse et des Sports
Ordre National du Mérite
3 titres de Champion du Monde  1 en individuel (1999) et 2 par équipes (1997 et 1998)
2 titres de Champion d’Europe  1 en individuel (1996) et 1 par équipes (1999)
2 Médailles Olympiques  1 en bronze en individuel (1996) et 1 en argent par équipes (2000)


FERNANDEZ GERARD


CURSUS SPORTIF

Palmarès national

Championnats de FRANCE

Individuel S 2
1989 pistolet 25 m 1° Champion de FRANCE
1990: pistolet 50m 1° Champion de FRANCE
1990 :pistolet 10 m

Equipe
1989 : pistolet 50 m
1989 : Pistolet 50 m 2° Sélections Nationales
1990 : pistolet lO m 3°
1990 : pistolet 50 m 3°
1991 : pistolet 10 m 3°
Coupe de FRANCE
1990 : pistolet 10 m 1° Champion de France
1990 : pistolet 25 m 2 °
1991 : pistolet l0 m 2°
Membre de l'Equipe de FRANCE" A" DEPUIS 1989
Palmarès international Europe Monde Olympiades
1990: COUPE DU MONDE : à SUHL Discipline pistolet 10 mètres 33°
1990: COUPE DU MONDE : à ZURICH pistolet libre 50 mètres
1991: CHAMPIONNATS D'EUROPE: à MANCHESTER par Equipe pistolet IO m
1991: COUPE DU MONDE : à ZURICH pistolet libre 50 mètres
1991: CHAMPIONNATS D'EUROPE à BOLOGNE pistolet libre 50 mètres
1991: COUPE DU MONDE :à SEOUL 6° pistolet libre 50 mètres
1991: COUPE DU MONDE à MUNICH: discipline pistolet 10 mètres
Présélectionné Olympique pour les Jeux de BARCELONE 1992
1992: COUPE DU MONDE : à MEXICO :


- 1° Par équipe en discipline pistolet 10 mètres
-
1° en individuel percussion centrale Challenge Events
- 6° en individuel discipline pistolet 10 mètres


1992: COUPE DU MONDE à MILAN

-17° discipline pistolet libre 50 mètres
-discipline pistolet 10 mètres


1993: COUPE DU MONDE à MILAN
-1l discipline pistolet 10 mètres

Présélectionné Olympique pour les Jeux d'ATLANTA


1994:

- Champion Départemental
- Champion Régional
- Champion Interégional
- Champion au Challenge du Colonel FONS. (6 Ligues du sud de la France)

CHAMPIONNATS D'EUROPE: vantaa par équipe discipline pistolet 10 mètres
CHAMPIONNATS D'EUROPE: vantaa 33°discipline pistolet 10 mètres
1995 : COUPE DU MONDE à SEOUL : 20° pistolet 10 mètres
1995 : COUPE DU MONDE à SEOUL : 29° pistolet libre 50 mètres
1995: COUPE DU MONDE : à HIROSHIMA : 28° pistolet libre 50 mètres
1995 : COUPE DU MONDE : à HIROSHIMA : 30° pistolet 10 mètres
1996 COUPE DU MONDE à MUNICH: discipline pistolet 10 mètres
1996: COUPE DU MONDE à MILAN : 11° discipline pistolet libre 50 mètres
1996: COUPE DU MONDE à SHUL: 2° discipline pistolet 10 mètres
Record de FRANCE 588/600
1996 : Classement national : 2° discipline pistolet 10 mètres
2° discipline pistolet libre 50 mètres
1996 : Sélectionné Olympique pour les Jeux d'ATLANTA
1996: COUPE DU MONDE à MILAN: discipline pistolet 10 mètres

1996: Jeux Olympique d'ATLANTA 11°pistolet 10 mètres
1996: Jeux Olympique d'ATLANTA 30° pistolet 50 mètres

2° discipline pistolet 10 mètres
discipline pistolet 50 mètres

1998 : Championnats du monde à BARCELONE
1999: Présélectionné Olympique pour les Jeux de Sydney
1999: Arrêt de la compétition de haut niveau suite à la demande de la Direction Technique Nationale, afin de m'occuper à plein temps de la formation au CREPS de Toulouse et de fonctions fédérales.

 


Germain Rouzeau
C'e
st devant une immense foule que Germain Rouzeau , de la société de Gymnastique Fuxéenne , à , le jour de son mariage , effectué un exercice d'équilibre sur un des créneaux de la tour de Foix .( 100 m au dessus du vide ).Le Maire de l'époque , ayant eu vent de ce projet l'a interdit .Le commissaire chargé de dresser procès verbal a infligé une amende à notre amis mais pour la beauté du geste à déchiré le PV . beau cadeau de mariage , n'est-ce pas ?Le jour de son 70 ème anniversaire L'association des Joinvillais lui a remis la Médaille d'Or de l'association des Joinvillais en présence de diverses personnalités Fuxéennes sportives et civiles .




André Louis Bertorelle

né le 5/8/1932
à St Juery ( Tarn )
PALMARES NATIONAL 1949 - DEBUT AU BASKET-BALL à St Juery après une période de rugby .1951-56 -joueur à Caraman (31)57 -71-Joueur au Racing municipal de Toulouse (31)72-82 - Entraineur à l'Espérance de Toulouse, à Catres , Muret .PALMARES INTERNATIONAL 85 sélections .
Capitaine de l'équipe de France , André à terminé sa carrière internationale en 1961.
Au milieu , Robert Bunuel , André Louis Bertorelle est à gauche .Réné Lavergne est en bas à droite .


René Lavergne
2007+
stage de laurière ( 12) -1966Profession : ancien moniteur chef cadre au collège National des moniteurs et athlètes d'Antibes ( le collège National d'Antibes à succédé à l'école de Joinville ).Ancien professeur EPS au collège de Gaillac et au Lycée Berthelot de Toulouse .Ancien CTR de Basket à la Direction régionale de la jeunesse et des sports de Toulouse .Bénévole :
Basket - Ex entraineur équipes de France B -juniors et M.B et adjoint masculin ( J.O de Rome en 1960 )et féminines .- deux médailles d'or aux jeux du pacifique .- qualification championnat d'Europe juniors M.- Vice champion de france avec les cadettes d'Auzeville ( Haute Garonne ) et séniors avec fémina sport de Montpellier ( Hérault ).- Champion de France espoir féminin Midi Pyrénées .- Entraineur National féminines TAC et foyer Auzeville .
Dirigeant :
- Membre du comité Directeur de la fédération Française de Basket ( responsable de la commission technique Fédérale , de la formation des cadres et des jeunes ) .- direction de stages à l'étranger ...... et colloques divers ......
Mini basket :
- Expert international auprès du comité International M.B - Direction technique du premier jamborée International ( Espagne ) .- lancement du MB en France et des jamborées .
Sport en milieu rural
- Président fondateur FNSMR , du comité Régional et du comité départemental de la Haute Garonne .
Divers :
- ex entraineur fédéral de Volley Ball - Jury CAPEPS et conseiller sportif - en éducation populaire jeunesse , diverses fonctions Nationales , régionales , départementales .- Diverses responsabilités dans plusieurs organismes .Distinctions Honorifiques- Chevalier de la légion d'honneur. - Chevalier de l'ordre National du Mérite .- Chevalier du mérite agricole .- Commandeur des palmes académiques .- Médaille d'or Jeunesse et sport .- Trophée des Joinvillais.- Médaille d'or FFBB-FFVB

 

Commandant CleryLe Commandant Cléry Raoul Né le 27 décembre 1907 .

 

DISCOURS EN L'HONNEUR DE MAITRE CLERY

Remise du Trophée d'Honneur de la Fédération des Joinvillaisà Colomiers le 8 mars 2003.


      Monsieur le Président, Monsieur le Maire, Monsieur le Directeur, Mesdames, Messieurs, chers Amis.
Je suis à la fois très ému et très honoré d'avoir aujourd'hui à présenter celui gui fut mon Maître et qui m'inspire tellement de respect et d'admiration que je suis tenté de le qualifier de Monsieur le Maître d'Armes comme on dit Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, Monsieur le Conseiller, Monsieur l'Officier, Monsieur le Professeur, car il est tout cela et j'ajouterai, avec une pointe d'orgueil qu'il est aussi mon Ami.
Pardon d'avance à ceux qui pourraient trouver mon exposé un peu long, mais avec Maître CLERY il n 'est pas facile de "faire court " et c'est avec beaucoup de contraintes que j'ai dû me limiter à ces quelques lignes qui sont loin de refléter ce que fut son extraordinaire carrière.
Avant d'être un grand pédagogue, le jeune Raoul CLERY, fut d'abord un véritable athlète.
A l'École d'Enfants de Troupes, à 16 ans, il courait le cent mètres en 11 "2/10, sautait lm75 en ciseau et autour de 6m50 en longueur. Il adorait l'athlétisme et n'avait aucun goût particulier pour l'escrime.
Mais, un officier ayant appris que l'élève Cléry était le fils
du Maître d'Armes Charles CLERY, il convenait donc que son fils Raoul pratique aussi l'escrime et c'est sur ordre que notre Ami se retrouva dans la Section de préparation à l'entrée de l 'École des Maîtres de Joinville, où il entre en mars 1928.Breveté en 1930, il professe de 1930 à 1932.
La vie à l 'École de Joinville était très dure, dira-t-il plus tard, et dénuée de tout confort, mais on ne s 'y ennuyait pas et on y cultivait une camaraderie que je n'ai trouvé nulle part ailleurs.
Ensuite, il est Professeur à l 'École de cavalerie de Saumur de 1932 à 1939. Après la Campagne de 39140, il est nommé Directeur de l'École de formation des Maîtres d Armes de PA U de 1942 à 43. Promu Oflïcier en 1945, il est nommé Directeur de l'École de Formation des Maîtres militaires d 'Antibes.
Mais toutes ces affectations ne l'empêchèrent pas de se faire plaisir sur les pistes d'escrime Il est champion d'Europe militaire au fleuret de 1930 à 1935, à l'épée en 1937, Champion de France des Maîtres : Fleuret en 1942 ; Epée en 1938,39 et 42 ; au sabre en 1939,41 et 42 ; sans compter les nombreuses marches de podiums (souvent la première) des Tournois, Challenges et concours, où il s'affronte avec aisance, aux plus grands de l'époque.
Hélas, en ce triste jour du 8 juillet 1944, alors qu'il pourchassait l'envahisseur, une rafale de mitrailleuse, tirée d'un avion ennemi, atteignit son véhicule tuant quatre de ses camarades et blessant grièvement les quatre autres dont lui. Par bonheur, il fut le moins touché de tous, mais dû être tout de même amputé de deux doigts de la main droite, l'index et le majeur ! Il est droitier .
Après plusieurs mois de convalescence et de rééducation, il reprit la vie active militaire au Centre d'Instruction des Blindés de Saumur. L'escrime, c'était fini pour lui, du moins dans son esprit.
Mais, une telle passion ne pouvait rester sans lendemain et une grande opportunité venait s'offrir à lui, lui proposant la place de Directeur Technique de l'École d Escrime qui devait se créer quelques mois plus tard, à Antibes
Il accepta et commença par rédiger un manuel d'escrime car l'école ne détenait qu'un règlement d'escrime datant de 1918, totalement dépassé. Mais, l'attrait de la salle d'Armes était très fort et comme un artiste de cirque blessé, il voulut reprendre la piste.
Progressivement, il remit "la main à la pâte " donnant de petites leçons, livrant de courts assauts avec ses élèves. Puis, à force de courage et de persévérance, il parvint avec ses trois doigts à remonter le handicap. Poussé par ses amis et ses élèves, il décida, après une longue hésitation, de participer en 1946 à son premier grand challenge, prenant la tête de l'équipe d Antibes.
Plus de deux cents tireurs français et étrangers participaient à ce Challenge disputé par poules du début à la fin, sans interruption toute la journée du samedi, jusqu'à une heure du matin ; puis, les demi-finales le dimanche matin et l'après-midi, il participa à la poule finale de huit et se classe sixième devant un Etranger et CH. D 'Oriola.
Il participa par la suite à de nombreuses compétitions et, très souvent, se retrouve en finale avec les plus grands.
En 1949, il remporte le championnat de France professionnel de fleuret.

En 1950, il décide de participer à un grand tournoi international pour terminer en beauté sa carrière de compétiteur. Il participe à la finale et se classe à égalité de victoires avec Henri Gardère et Christian d'Oriola.
Quelques mois plus tard, il est promu Capitaine et aussitôt désigné pour servir en Extrême-Orient.
Deux fois cité ; Chevalier de la Légion d'Honneur, il rentre en France en 1954 ,il espérait rejoindre sa place à sa chère Division Escrime, mais son nouveau grade ne correspondait plus à cet emploi et le poste de Capitaine Adjoint au Colonel commandant l'école lui fut proposé.
Il déclina cette offre qu'il trouva trop administrative et formula une demande d'affectation pour lAfrique du nord.Un séjour de cinq années durant lequel il servir huit Généraux et obtint ses cinquième et sixième citations dont une à l'ordre de lArmée. Promu Officier de la Légion d Honneur, il est nommé Chef de Bataillon.
De retour en France en 1959, il est affecté à Toulouse où il atteindra la limite d'âge et prendra sa retraite militaire en 1961.
Mais le virus de l’escrime était toujours là ,dans sa tête et dans son cœur . Le jeune retraité se trouvait encore vert pour user ses fonds de culotte sur les bancs publics ,racontant ses campagnes , sur lesquelles d’ailleurs il n’a jamais été très bavard … et pourtant … Tant de décorations et de citations  : Groix Guerre 39/45 , Croix de Guerre d’Indochine, Croix de la valeur Militaire d’Algérie , et j’en passe , témoignent de nombreux actes de bravoure . Soulignons également qu’il est Commandeur des Palmes académiques
La Fédération Française d'Escrime, heureuse de voir arriver dans la vie civile un tel Technicien disponible, lui proposa le poste de DTN qu'il refusa car il ne voulait plus de responsabilité administrative et la vie parisienne ne le tentait pas.
Par contre, il accepta avec enthousiasme, en mai 1962 le poste de CTR affecté à l'Académie de Toulouse, poste créé pour la première fois en faveur de l'escrime.
- Quelle aubaine pour la ligue d'escrime des Pyrénées !
- Le Grand Maître qu'il était, a su tout de go, se faire estimer de tous ses Collègues qu'il considérait comme ses Camarades, de tous les Dirigeants régionaux auxquels il proposait sa collaboration. Il fréquenta d'abord les petits clubs de la Région : Le Tarn, lAriège, lAveyron, les Hautes-Pyrénées où il apporta un soutien appréciable.        Il organisa de nombreux stages d'arbitres et de formation de moniteurs et de BE d'où sortirent de nombreux Maîtres aujourd'hui en activité.
Le Commandant BONTEMPS alors Président de la FFE, lui suggéra un jour de rédiger un traité d'Escrime. Cela donna un chef-d’œuvre de 380 pages publié en 1964 par les EditionsAmphora, intitulé: L'ESCRIME (FI, Ep,S.)
Un véritable monument unique de perfection à l'usage du haut niveau et incontournable pour les candidats à la maîtrise. Cette encyclopédie tirée à trop peu d'exemplaires, a disparu des rayons des librairies, mais la Fédération a procédé en 1995 à une réédition mise à jour. Tout Enseignant d'Escrime digne de ce nom devrait posséder ce bijou dans sa bibliothèque.
L'auteur maniait la plume avec autant d'adresse que l'arme blanche et il aurait pu, si sa longue carrière chargée d 'évènements glorieux lui en avait laissé le loisir, écrire de grandes et belles choses, en commençant par le roman de sa vie.
Quand il quitte son poste de CTR, il entre au Comité Directeur de la FFE et de la Ligue de Midi-Pyrénées où le siège de Vice-Président lui est offert et l'Escrime régionale a longtemps bénéficié de sa riche expérience.
Aujourd'hui, Membre d'Honneur de la FFE, Président d'Honneur de l'Académie d'Armes de France, Membre d'Honneur de la Ligue de Midi
Pyrénées, Maître CLERY peut être satisfait et en paix avec sa conscience
« Je peux, dit-il, regarder derrière moi. J'ai rempli le contrat que j'avais signé avec moi-même alors que j 'avais à peine dix-sept ans »
Moi, je crois qu'il en a fait beaucoup plus qu'il le pensait alors.
Pour terminer, je voudrais au nom de l Escrime régionale, remercier la Fédération Nationale des Joinvillais, d'honorer aujourd'hui le plus grand parmi les nôtres et je voudrais aussi, une fois encore, remercier Maître Raoul CLERY, pour tout ce qu'il a donné à l'Escrime, au sport en général et à la France.

Raymond Barbarou .( ancien Président de la Ligue d'Escrime midi Pyrénées )




Just Fontaine

Nationalité: Française

Né le: 18 août 1933 à Marrakech (Maroc). (1,74 m. - 72 kg).

Poste: Avant-centre.

Clubs: US Marocaine Casablanca (1950/1953), OGC Nice (1953/1956), Reims (1956/1962).

Palmarès:

Ballon d'Or (0): (3° 1958).

Championnat de France (4): 1956, 1958, 1960, 1962.

Coupe de France (2): 1954, 1958.

Challenge des Champions (2): 1958, 1960.

Meilleur buteur du championnat de France (2): 1958, 1960.

Elu 5° meilleur footballeur français du siècle par France Football en 1999.

3° meilleur footballeur français du siècle IFFHS.

Meilleur buteur d'une coupe du monde (1): 1958. (13 buts en 6 matches).

Meilleur buteur européen (Futur soulier d'or): 1958 (34 buts).

Participation à une phase finale de coupe du monde (1): 1958 (3°).

Record de buts marqués dans une phase finale de coupe du monde.

200 matches - 165 buts dans le championnat de France (0,82 de moyenne).

213 matches - 200 buts toutes compétitions confondues. (record de France).

International: 21 sélections - 30 buts (1953 -1960).


Jean GACHASSIN

Joinville en 1964

International de Rugby à 15


32 Sélections
Participation à 5 Tournois des 5 Nations dont 1 grand chelem
Champion de France
3 challenges "Yves Du Manoir" avec Lourdes.
Handicap golf : 28

Président de la Fédération de Tennis


Jean Fusil

Athlétisme: "Panpan" Fusil, la foulée du siècle
mar 31 jui, 12h02
CAHORS, Lot (Reuters) - La Seconde Guerre mondiale a brisé l'élan de Jean Fusil mais n'a pu voler les souvenirs du plus vieux sprinter français qui garde précieusement, à 89 ans et demi, un mental de jeune fonceur.
A la veille des championnats de France dont son bon oeil ne perdra pas un mètre à la télévision, Reuters a retrouvé dans le Lot la piste de celui que l'on surnommait "Panpan" au temps de sa splendeur.
Si sa mémoire a toujours 20 ans, son oreille gauche est "sourde comme un tapis" et ses jambes sont à bout de souffle.
"A 80 ans, j'ai fait un oedème aux poumons. Avec mes six de tension, on m'a cru perdu. Un médicament m'a sauvé le coeur mais m'a pris les jambes".
"Aujourd'hui, pour faire 100 mètres, je mets quatre minutes avec ma canne et en plus, j'arrive essoufflé".
Avant guerre, "Panpan" courait le 100 m en 10"60 aux Interrégionaux "sur herbe à Tarbes" et le 200 m en 22"10 en demi-finales des 'France' à Bordeaux, "sur cendrée".
Né le jour de la Saint-Valentin 1918 dans le château de sa mère à Soucirac, ce solide gaillard bâti pour être basketteur vit toujours dans son village. "Juste derrière le sentier où je m'entraînais", confie-t-il.
EN SAVATES
A 18 ans, ce joueur de tennis suit de loin les Jeux de Berlin. Un jour, à la sortie d'un court, il relève un défi de potaches sur 100 mètres. En savates, il l'emporte "avec huit mètres d'avance sur les spécialistes".
Deux ans plus tard, en 1938, Jean Fusil honore sa première sélection internationale aux championnats d'Europe à Paris dans la foulée d'un aller-retour en train-couchettes aux championnats du monde universitaires à Monaco.
"En finale sur 100 m, alors largement en tête, je me claque. A l'époque, nous n'étions pas chouchoutés comme maintenant. Ignorant l'échauffement et l'étirement, nous étions très souvent victimes de claquages", se souvient-il.
"Nous n'avions pas d'entraîneur, pas de kiné, juste deux visites annuelles à l'Institut National du Sport."
Ne s'entraînant que deux fois par semaine, il n'en décroche pas mois trois places de troisième aux championnats de France.
Sur les photos, "Panpan" se reconnaît facilement à ses deux index toujours dressés vers la ligne d'arrivée "dès le départ et tout au long de la course".
CARRIÈRE BRISÉE
Jean Fusil brillera "à Amsterdam, le 13 août 1939, avec le record de France sur le 4 x 100 m en 41"30, toujours chronométré au dixième".
Ce sera sa dernière ligne droite internationale.
Les Jeux olympiques prévus à Helsinki en 1940 s'effacent devant la guerre qui gronde. "Et qui cassera ma carrière", peste-t-il.
Mobilisé le 15 septembre 1939 dans l'armée de l'air, Jean Fusil remise ses pointes en quittant Paris, "le 12 juin 1940, après avoir passé la nuit sur les pavés de la gare d'Austerlitz".
D'avril à octobre 1943, il sera même porté disparu dans le maquis.
Cassé par cet "interlude de trois ans", la force lui manquera pour tenter une carrière promise dorée sur 800 m.
Après guerre, Jean Fusil devient enseignant à l'Institut National du Sport puis, journaliste au "Figaro" et chef de poste à "Sud Ouest".
IL COURT TOUJOURS
Avec sa foulée de globe-trotter, il boucle trois tours du monde, signe à "L'Equipe", pige pour le "Populaire", côtoie Gaston Meyer et Jacques Goddet puis rattrape le Concorde, à bord duquel il est l'un des premiers à monter avant de lui consacrer un livre.
Aujourd'hui, aucun centième grignoté au temps, aucun centimètre griffé dans les airs ne lui échappent. Sans relâche, sa passion suit les foulées de ses successeurs :
"Dès qu'il y a de l'athlétisme retransmis, je suis devant mon poste. Je suis passionné intérieurement. Ainsi, je cherche à cacher ma décrépitude. La grande vieillesse est épouvantable".
Face à cet athlétisme "d'un autre monde" et plus guère humain, Jean Fusil n'est pas dupe :
"Certains chronos sont impossibles sans dopage. Chez nous, il n'avait pas cours. Avant la course, on nous filait des boulettes de sucre roulées dans la farine.
"Moi, je n'ai jamais gagné un rond. Sauf un jour où j'ai pu repartir avec un jeu de pneus pour ma Citroën B12. A l'époque, je courais même plus vite qu'elle. Aujourd'hui, remise en état, elle pourrait se venger parce qu'elle roule encore du côté de Rodez", rigole-t-il espérant la recroiser un jour.
Lâché par ses potes à pointes montés au ciel, Jean Fusil se souvient avec une précision millimétrique de chacun ; de leurs prénoms, noms, chronos, foulées, épouses et derniers soupirs, comme celui de René Valmy, "mort en mangeant sa soupe".
Dans son coeur, ses souvenirs se bousculent encore et encore. La nuit, sa passion lui redonne ses ailes :
"En bon état, il me reste mes yeux. Ouverts, ils me permettent de courir le monde à travers les médias. Fermés, ils me permettent de courir".
"Quand je somnole ou quand je rêve, je cours, je cours... je me vois courir, courir.
"Je ne sais pas où mais, une chose est sûre, je cours toujours..."